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Cover image for Alpha Loren (français) Livre 2

Alpha Loren (français) Livre 2

Auteur·e
Elle A.H.
Lectures
18.5K
Chapitres
24
Auteur·e
Elle A.H.
Lectures
18.5K
Chapitres
24
⚔️Action & Aventure🐺Loups-garous & métamorphes💘Compagnons destinés🎭Drame👩‍❤️‍👨Compagnon véritable🐺Lycans🧙‍♂️Paranormal & fantastique💪🏻Mâles alpha💪Femmes fortes👩🏻‍🍼Mères🧙‍♀️Sorcières & sorciers😊Clean🐺Paranormal

La vie d'Ella Loren bascule lorsqu'elle quitte sa famille pour se lancer dans une périlleuse quête afin de percer le mystère des pouvoirs incontrôlables de sa cousine Milly. Confrontée à de dangereuses rencontres avec la Mafia Lycan et à une sorcellerie ancestrale, Ella doit compter sur son intelligence et sa force pour protéger ceux qu'elle aime. Aux côtés de son compagnon Leo et de son cousin Max, la quête d'Ella pour une puissante amulette la mène dans un monde de dangers cachés et de secrets de famille, mettant à l'épreuve sa détermination et son courage à chaque instant.

Prologue

Livre 2

ELLA

TROIS ANS PLUS TARD...
« Chut », ai-je chuchoté à l’oreille de ma fille Marie. « Ne réveille pas papa. »
Elle s’est tue et a levé les yeux vers moi, des yeux bleus et écarquillés.
« Gentille fille », ai-je dit en déposant un baiser sur sa petite tête toute douce.
Je l’ai reposée à côté de sa sœur jumelle, Francesca.
« Vous allez me manquer », ai-je dit en laissant Francesca prendre mon doigt dans sa main.
« Maman ? » a appelé une petite voix.
Debout dans l’embrasure de la porte, éclairé par la lumière de la lune qui se déversait par la fenêtre du couloir, se tenait Cato, mon aîné.
« Qu’est-ce que tu fais debout si tard, jeune homme ? » ai-je demandé en le prenant dans mes bras. « Allons te remettre au lit. »
« Mais je veux faire un jeu », a-t-il protesté.
« Je connais un jeu », ai-je dit en jetant un dernier coup d’œil à mes jumelles avant de refermer la porte.
« Qu’est-ce que c’est ? » a-t-il demandé.
« Chut, il faut qu’on soit silencieux », ai-je dit en portant un doigt à mes lèvres.
Lorsque nous sommes arrivés dans sa chambre, j’ai refermé la porte derrière nous et je l’ai bordé dans ses draps aux motifs de dinosaures.
« Ça s’appelle... les lions qui dorment », ai-je déclaré en souriant.
Il a laissé échapper un petit rire avant de plaquer sa petite main sur sa bouche.
« Comment on gagne ? »
« Tu dois rester totalement silencieux, et tu ne peux absolument pas bouger. Si tu bouges, je gagne. Si c’est moi qui bouge, tu gagnes. D’accord ? »
Il a hoché la tête avant de se blottir dans son lit tandis que je m’asseyais sur le fauteuil à côté de lui. Au bout de dix minutes, une fois que j’étais certaine qu’il dormait, je l’ai embrassé sur la joue et je me suis glissée discrètement dans le couloir.
J’avais dit au revoir à mes six enfants. Il ne restait plus que mon compagnon.
Je me suis assise à son bureau, son odeur flottait dans l’air autour de moi. Un stylo était posé sur le bureau et j’ai pris dans le tiroir une nouvelle feuille de papier.
Mon très cher Leonardo.
Au moment où tu liras ces lignes, je serai loin. Et c’est ainsi que les choses doivent se passer.
Je sais que tu me chercheras, et je ne peux rien faire pour t’en empêcher, mais comprends bien que je ne veux pas que tu me trouves. Il y a quelque chose que je dois faire avant de pouvoir te retrouver.
Je t’expliquerai tout quand je rentrerai à la maison.
Quant à tes inquiétudes ? Ce n’est pas la peine. Crois-moi quand je te dis que je peux me défendre face au danger désormais.
Cela va te faire un choc, et je suis désolée de te dire au revoir dans une lettre, mais nous savons tous les deux que tu ne me laisserais jamais partir.
Pendant mon absence, dis à nos magnifiques enfants Cato, Mathias, Silas, Francesca, Marie et Lili que leur mère les aime et fais-leur des baisers supplémentaires de ma part tous les soirs.
Cela me fait mal de vous quitter tous, et je ne sais pas dans combien de temps je reviendrai, mais je sais que je dois le faire pour vous et pour tous les membres de la meute.
Alors, jusqu’à ce que nous nous retrouvions,
Ella
Une larme a coulé sur ma joue et est tombée sur le papier, faisant couler une partie de l’encre. Je me suis essuyé le visage du revers de la main et, avant que les dégâts ne soient plus importants, j’ai posé la lettre sur son bureau.
La clé de la porte d’entrée était à sa place habituelle sur l’étagère, et après avoir bien fermé la porte derrière moi, j’ai disparu dans les bois.
Au revoir, Leonardo. Pour le moment.
***
Quand je suis arrivée aux quais de marchandises de New York après des heures de bus et de stop, j’ai facilement trouvé le type que je cherchais.
« Tu as l’argent ? » m’a-t-il demandé en s’appuyant sur un poteau, une casquette couvrant ses yeux.
J’ai sorti une liasse de billets de ma sacoche. Il a souri en faisant glisser ses doigts dessus.
« Profite de Naples, ma petite », a-t-il dit. « Je veillerai à ce que personne ne te suive. »
Je lui ai fait un signe de tête avant qu’il ne me laisse passer les portes pour que je monte dans le cargo.
Naviguer sur un bateau à travers l’Atlantique n’était pas la manière la plus agréable de passer les deux prochaines semaines, mais prendre l’avion était trop risqué. Leo serait capable de me suivre à la trace.
Il avait fallu creuser un peu sur Internet pour trouver une autre solution, mais le propriétaire du cargo, Clive, avait fini par me trouver et il était tout à fait disposé à accepter mon marché.
Me voilà donc à manger des conserves, entourée de rien d’autre que l’océan pendant des jours et des jours.
Heureusement, le port de Naples était animé et chaotique, ce qui signifiait qu’après m’être glissée hors du bateau, j’avais facilement pu disparaître dans la ville et couper les ponts avec Clive au cas où Leo le retrouverait.
L’air était chaud et sec, et les rues parfumées d’herbes, d’olives et de tomates. L’Italie était exactement comme je l’avais imaginé, mais en plus incroyable encore.
J’étais fière de dire que mes ancêtres étaient originaires de ce merveilleux pays.
J’ai fini par atteindre la périphérie de la ville où des terres agricoles et des vignobles s’étendaient à perte de vue.
Avec l’aide de quelques habitants, j’ai retrouvé l’adresse que j’avais griffonnée au dos d’un ticket de caisse froissé.
C’était une maison singulière, solitaire et dont la taille n’était pas particulièrement imposante. Un étage, aucune voiture, un endroit calme, paisible et simple.
Ce n’était pas du tout ce que j’avais imaginé.
J’ai monté les marches jusqu’à la porte d’entrée et j’ai frappé. Une voix m’a invitée à entrer, mais personne n’est venu m’ouvrir la porte.
J’ai donc tourné la poignée de la porte non verrouillée et l’ai ouverte prudemment, découvrant une pièce avec un petit poêle, un canapé usé par le temps et un balcon à l’extrémité opposée. Un homme se tenait face à la campagne.
Des cheveux noirs, grand, la vingtaine : exactement la personne que je cherchais.
« Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, cousine », a-t-il dit en se retournant lentement, dévoilant ainsi son visage.
C’était Max, sans hésitation. Mais il avait l’air plus âgé, plus mûr, certains pourraient même aller jusqu’à dire aimable.
« Tu as changé », ai-je affirmé en posant mon sac sur la table en bois et en me dirigeant vers le balcon à travers le rideau blanc transparent.
« Ça fait trois ans », a dit Max en s’appuyant contre la rambarde du balcon en contemplant les vignobles et les oliveraies.
« C’est ici que tu as choisi de passer ton exil ? » ai-je demandé.
« J’ai essayé New York, Rio, Bangkok, Paris, Londres, et même Bangalore, mais ça ne me convenait pas. Ce n’était pas chez moi, alors je suis revenu à mes racines. Là où tout a commencé », a-t-il expliqué.
« C’est vrai », ai-je dit. « C’est une bonne chose, je suppose. »
Nous sommes restés quelques instants silencieux. Je sentais la douce brise dans mes cheveux et je respirais pleinement l’air frais sans le subtil parfum de sel et d’océan.
« Toujours pas de compagne ? » ai-je demandé.
« Je n’ai pas cherché », a-t-il répondu. « Il n’y a plus d’urgence, plus de titre qui nécessite un héritier, n’est-ce pas ? »
D’après le ton de sa voix, je voyais qu’il me le reprochait encore.
« Je suppose que non », ai-je répondu en haussant les épaules.
Qu’est-ce que cela pouvait me faire ?
« Alors, qu’as-tu fait pendant trois ans ? Mettre au monde et élever les enfants de l’alpha ? » a demandé Max.
« Parmi d’autres choses », ai-je répondu après un bref ricanement.
« Comme quoi ? »
« Depuis quand tu t’en soucies ? »
« Depuis que tu es apparue chez moi, complètement seule, à des milliers de kilomètres de chez toi », a-t-il déclaré en se tournant à nouveau vers moi.
« J’ai appris à me battre », ai-je fini par répondre.
« L’alpha n’aurait jamais laissé cela se produire », a déclaré Max en secouant la tête alors qu’il retournait dans la maison.
Il a soulevé une bouteille d’eau fraîche sur la table et m’en a servi un verre.
« T’ai-je affirmé qu’il avait accepté ? » ai-je fait remarquer.
« Maria, Elena et moi avons créé un camp d’entraînement secret pour les louves parce que nous trouvions anormal que les personnes les plus en danger n’aient pas la possibilité d’apprendre à se défendre.
Nous en avions assez de compter sur les hommes pour nous protéger, alors nous avons commencé à apprendre par nous-mêmes. »
« Montre-moi ce que tu sais faire, alors », a dit Max en haussant un sourcil avec un sourire amusé.
Je lui ai rendu son sourire avant de boire une gorgée d’eau et de reposer le verre. Je m’apprêtais à me lever, mais avant de pouvoir le faire, Max était déjà à califourchon sur moi, me coinçant les bras contre le sol.
« C’est ce que je pensais... »
Au milieu de sa phrase, je me suis mise en mode autodéfense.
En tordant mes poignets et en poussant sur mes mains, j’ai libéré mes mains de son emprise avant d’utiliser mes jambes pour le déséquilibrer et me dégager de son corps afin de me positionner au-dessus.
Max a riposté en utilisant sa force et son poids pour nous faire rouler sur le dos.
« Pourquoi suis-je tombé dans le panneau ? Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas eu à maîtriser quelqu’un que j’ai oublié le tour le plus évident », a dit Max une fois qu’il était à nouveau en position dominante.
Il était temps de passer au plan B.
J’ai utilisé mes jambes pour faire un crochet autour des siennes afin qu’il perde l’équilibre et qu’il tombe sur moi, ce qui m’a donné l’occasion de le repousser avant qu’il ne puisse imaginer m’immobiliser.
Je lui ai ensuite tordu les bras, qui étaient toujours fermement agrippés aux miens, autour de son propre corps pour me retrouver en position agenouillée et à nouveau au-dessus de lui.
« Je suis impressionné, Ella. Si seulement tu avais pu faire ça il y a trois ans », a-t-il dit avant de relâcher ses bras et de se lever, m’entraînant avec lui et nous poussant contre le mur.
« Tu as de la technique, et tu es forte, mais pas autant qu’un ancien Megestanis. »
« Ne me sous-estime pas », ai-je sifflé avec un air renfrogné avant de lever mon genou vers son entrejambe.
Il m’a bloquée la première fois, mais il ne s’attendait pas à la seconde tentative avec la jambe opposée. Alors qu’il se courbait sous l’effet de la douleur, j’ai plongé la main dans mon holster et j’en ai sorti le Praesidium Deae Astra.
Lorsqu’il a relevé la tête, le visage toujours grimaçant, j’en ai profité pour le faire tomber au sol avant de me remettre à califourchon sur lui.
Avant qu’il ne puisse répliquer, j’ai pris son poignet et j’ai fait une minuscule entaille sur sa peau. En quelques secondes, tout son corps était devenu flasque et immobile, à l’exception de ses yeux.
« Je suppose que tu peux qualifier ça de revanche pour tout ce que tu m’as fait en l’espace de quelques semaines. Maintenant que j’ai laissé éclater ma colère parce que tu as failli ruiner ma vie, nous pouvons être amis », ai-je déclaré en m’éloignant de lui.
« Enfin... dans douze heures, quand tu seras à nouveau capable de bouger. La vengeance fait un mal de chien, n’est-ce pas ? »

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